Très cher public,
Autant le dire tout de suite, l’édition 2017 du festival des lointaines a été une réussite. En terme de fréquentation publique, si nous avons eu un peu moins de monde lors de la journée du mercredi pour le spectacle jeune-public  et la soirée concert/cinéma que l’an dernier, la baisse enregistrée fut minime. Pour les autres soirées, nous avons fait aussi bien que l’année précédente, voire mieux, ce qui nous permet de terminer cette édition avec un bilan financier équilibré et serein.
Les satisfactions les plus notables viennent de nos « innovations », car, que ce soit l’arrivée de la danse ou celle de l’after dans notre festival, les deux événements ont suscité envies et joies. En effet, le stage de danse animé par Lori la Armenia a été unanimement plus qu’apprécié par les nombreux participants, et la fin de soirée du samedi, animée par DJ Click, fut littéralement plébiscitée par le public qui a pu, ce soir-là, danser tout son sou jusqu’à plus de deux heures du matin.
Quant à la qualité des deux artistes Mieko Miyazaki et Guo Gan qui se sont produits les jeudi et vendredi soir, respectivement à la chapelle St Trophime, puis en l’église de Buis, elle n’est tout simplement pas discutable, tant nous avons eu à entendre là deux musiciens magistraux et, qui plus est, des plus sympathiques !
Les deux groupes du samedi soir ont aussi fait le ravissement de tous. Aywa, en première partie a su mettre le feu d’entrée de jeu avec son rock-fusion-maghrébin très énergique et parfaitement rodé, et Maïa Barouh nous a ensuite proposé son univers musical avec une authenticité et une force qui m’ont personnellement plus que convaincu.
D’un point de vue organisation, bien des choses ont été améliorées cette année et je pense que nous avons atteint un niveau de réalisation qui se rapproche d’un festival mené par des professionnels, alors que nous ne sommes qu’une équipe d’amateurs volontaires et totalement bénévoles. Je tiens, à ce propos, à remercier particulièrement les bénévoles venus soutenir notre équipe lors des divers événements, du fond du cœur pour leur disponibilité, gentillesse et abnégation sans faille.
J’en profite aussi pour remercier nos sponsors, publics et privés (dont vous avez pu trouver le détail sur les flyers et affiches du festival), notamment la mairie de Buis-les-Baronnies et ses services techniques qui nous ont permis, entre autre, de « tester » les fameux gradins arrivés dans la salle de la Palun cette année (ils sont là depuis l’année dernière), ce qui, compte-tenu de la spécificité très intergénérationnelle de notre festival, n’était pas évident à mettre en place. Mais si des choses peuvent encore être améliorées pour les éditions futures, nous avons au moins à présent une base de réflexion concrète à notre disposition, et nul doute que nous ferons tout pour aller dans le sens du mieux à l’avenir.
Un dernier mot concernant notre équipe, je veux parler ici du C.A. de notre association : après cinq éditions, certains de nos membres ont souhaité poser la question du devenir en exprimant le désir de prendre un peu de recul par rapport à l’organisation du festival qui nous demande beaucoup de temps et d’investissement personnel tout au long de l’année. Des changements vont certainement avoir lieu en interne, mais je tiens ici à féliciter et remercier le plus chaleureusement du monde tous ceux qui ont été de ces cinq aventures successives et qui, en plus de notre public et du soutien de nos financeurs, ont fait la réussite de ce festival à présent bien ancré dans le paysage culturel des baronnies. C’était notre vœu au départ. Tous nos engagements ont été, de mon point de vue, parfaitement respecté, tous nos objectifs atteints, que pouvait-on espérer de plus ?

En conclusion, je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles aventures,… musicales, évidemment !